Respecté et engagé, le maire reste la figure politique la plus appréciée malgré une fonction de plus en plus exigeante. Dans une démocratie fragmentée, le maire reste un repère stable et rassurant.
Il incarne un pouvoir de proximité, une capacité d’écoute et un engagement quotidien que peu d’élus peuvent revendiquer. Si la fonction évolue, si les contraintes s’accumulent, la relation de confiance entre le maire et les administrés perdure. À l’approche des municipales, cette figure familière continue d’incarner une République concrète, proche et accessible.
À rebours de la défiance généralisée qui frappe le personnel politique, le maire conserve un statut à part. D’après le baromètre du centre de recherches politiques CEVIPOF (janvier 2025), 72% des Français déclarent faire confiance à leur maire contre seulement 33% pour les députés et 26% pour les partis politiques. Une reconnaissance qui dépasse les générations, les clivages territoriaux et politiques.
La proximité joue un rôle déterminant : 80% des sondés estiment que leur maire connaît bien les réalités locales, et 64% considèrent qu’il ou elle est « efficace dans son action ». Dans les crises successives, gilets jaunes, pandémies, émeutes urbaines, les maires ont été en première ligne, renforçant leur rôle de relais, parfois de rempart.
Mais attention, l’usure est visible. La complexité administrative croissante fait des ravages. Entre 2000 et 2023, le volume réglementaire applicable aux collectivités a augmenté de 45%. Et un maire consacre en moyenne 38 heures par semaine à ses fonctions, parfois en plus d’une activité professionnelle. Dans les zones rurales, ce chiffre grimpe à plus de 45 heures.
En 2020, 44% des maires sortants ne se sont pas représentés, un taux inédit. Il serait estimé à 45% pour 2026. En cause : la charge mentale, la complexité administrative et une certaine solitude face aux responsabilités.
D’où l’importance, au moment du vote, de faire le bon choix !

