Chaque jeune, quel que soit son milieu d’origine, quel que soit son lieu de résidence, mérite de réussir et de poursuivre les études auxquelles il souhaite accéder.
À l’heure de l’ouverture de Parcoursup, la question des cursus à sélectionner n’est pas la seule à se poser pour les familles, encore faut-il pouvoir financer ses ambitions. Selon la dernière enquête de l’Observatoire de la vie étudiante, les dépenses mensuelles moyennes des étudiants s’élèvent à 781 euros avec, comme premier poste de dépense, le logement puis les transports, la restauration universitaire, les frais de santé. Les ressources moyennes, estimées à 1129 euros par mois, proviennent de la famille à 41%, des revenus d’activité (27%) et des aides publiques (25%).
Autant dire que pour une très grande partie de la jeunesse (et de leurs familles), l’accès aux études supérieures est un défi majeur. Cette difficulté est particulièrement marquée chez les jeunes issus de familles modestes. En milieu rural, la situation est encore plus préoccupante.
Face à des coûts ne pouvant être supportés par leurs familles, de nombreux jeunes sont contraints d’abandonner tout projet de formation universitaire.
L’éloignement géographique constitue un obstacle majeur qui conduit parents et enfants à privilégier le travail plutôt que les études. Les jeunes sont encouragés à entrer rapidement dans la vie active. Cette réalité freine leur épanouissement personnel et professionnel. L’abandon de poursuivre des études supérieures réduit les chances d’obtenir un emploi qualifié et de fait creuse un peu plus encore les inégalités sociales entre les jeunes ruraux et les urbains.
Il paraît plus que jamais indispensable de réduire les inégalités territoriales, de mettre en œuvre de nouvelles aides financières ciblées pour les jeunes habitant en milieu rural, de développer les universités régionales ainsi que les formations distancielles.

