Jeudi dernier, plus de trente employés municipaux mettaient sous pli la propagande électorale, bulletins de vote et professions de foi des candidats, destinés à être envoyés aux électeurs.
Le lendemain, pendant la distribution de ces documents par les facteurs, ces derniers ont reçu instruction de stopper la diffusion et d’essayer de récupérer ceux déjà distribués !!
Motif : le bulletin de vote de l’un des candidats était illégal…
Résultat, outre les retards pris dans la diffusion de la propagande électorale qui pénalise tous les autres candidats, il semblerait qu’une nouvelle séance de mise sous pli, réunissant de nouveau plus de trente agents municipaux, soit en cours en mairie.
Cela traduit certes le manque de professionnalisme du candidat concerné, mais cela induit surtout des coûts supplémentaires exorbitants : enveloppes, réimpression des adresses, mobilisation de nombreux agents qui accomplissent deux fois la même tâche, frais de diffusion…
Il convient de rappeler qu’en droit électoral français, la règle est la suivante : si un candidat commet une erreur sur ses bulletins de vote, les frais de mise sous pli supplémentaires et ceux d’expédition liés à cette faute sont totalement à la charge du candidat. Ce qui paraît parfaitement logique.
Souhaitons que ce soit bien le cas !

